Notre équipe projette, par le biais de la réhabilitation finale du port, d’adapter sa capacité d’accueil à la demande locale, en y incluant l’éradication des mouillages illégaux impactants et l’accueil de quelques navires de plus de 24 mètres, mais également de prévenir l’effondrement inéluctable de la vieille digue. La sécurisation de cet ouvrage de protection par son inclusion dans un bassin calme permet la création d’une surface locative complémentaire permettant le financement des travaux par les nouvelles recettes générées.

1. Etat des lieux.

Le littoral communal fait partie de la réserve naturelle des Bouches de Bonifacio (RNBB), la plus grande de France métropolitaine : cela impose d’être exemplaires et de rechercher des solutions à faible impact.

Le port accueille aujourd’hui environ 270 postes d’amarrage dont la moitié est réservée aux bateaux de passage. Il permet d’accueillir uniquement par temps calme, une quinzaine de bateaux de moyenne plaisance en extérieur de la digue et du brise clapot.

La digue construite dans les années 80 présente des désordres identifiés depuis longtemps (affaissements, fissures, éboulements) et a déjà fait l’objet de consolidations d’urgence. L’enjeu est désormais d’éviter un risque d’aggravation.

Depuis la réglementation sur les navires de grande taille (plus de 24 m) dans le périmètre de la réserve, certains bateaux ne peuvent plus s’abriter au mouillage comme avant : la pression sur les places d’amarrage augmente.

2. Notre cap pour la mandature : un port plus sûr, mieux organisé, au service des habitants.

Sécuriser le port et protéger la digue, durablement – La priorité absolue est la mise en sécurité. Le projet vise à mettre la vieille digue « à l’abri » en l’intégrant dans un bassin portuaire plus calme, protégé par un dispositif de protection adapté.

L’objectif : réduire l’agitation et préserver l’ouvrage dans le temps, plutôt que d’attendre des réparations toujours plus coûteuses. Surtout, cette solution a été pensée pour éviter une option beaucoup plus lourde : la dépose totale de l’ouvrage, qui serait nettement plus impactante pour le milieu marin.

Mieux répondre aux besoins locaux – Nous voulons adapter la capacité d’accueil à la réalité des besoins : les habitants et les communes voisines disposent de peu d’alternatives, une forte part de résidences secondaires entraîne une demande saisonnière importante et l’évolution des règles de mouillage accentue la pression sur les ports. L’idée n’est pas de transformer Pianottoli-Caldarello en « méga-port ». Au contraire : mieux organiser l’existant, sécuriser et ajouter une capacité raisonnée là où elle permet de supprimer des pratiques nuisibles et de mieux gérer l’affluence.

Réduire les mouillages illégaux et protéger les fonds marins – Chaque année, la commune sollicite l’éradication de corps-morts illégaux présents sur le littoral. Le projet portuaire s’inscrit dans une logique simple : offrir une alternative à ces occupations non autorisées du domaine public maritime et réduire l’ancrage dans les zones sensibles, notamment à proximité des herbiers. En clair : plus de places bien gérées au port, c’est moins de mouillages anarchiques sur notre littoral.

Soutenir l’activité économique locale et favoriser le « turn-over » des bateaux – Le port doit aussi mieux répondre à la demande liée à la location, qui permet un usage plus « partagé » des places : moins d’emplacements immobilisés par des bateaux peu utilisés, et davantage de rotation au bénéfice de l’économie locale (commerces, services, emplois saisonniers).

Financer le projet sans faire exploser les tarifs – Le modèle présenté repose sur un principe de responsabilité : la création d’une surface locative complémentaire dans le nouveau bassin générerait de nouvelles recettes, permettant de rembourser un emprunt de l’ordre de 3 millions d’euros tout en évitant une hausse des tarifs actuels.

3. Des aménagements à terre concrets, utiles et attendus.

Un port, ce n’est pas seulement de l’eau et des quais : c’est aussi un espace de travail, d’accueil et de services. Le projet comprend un volet « à terre » visant à embellir, organiser et professionnaliser le périmètre portuaire.

Pour les pêcheurs et les professionnels – Machine à glace (meilleure conservation et qualité des produits), étals individuels pour la vente, locaux de stockage (matériel, équipements), espaces pratiques pour la manutention et le transport. Ces équipements répondent à un objectif clair : faciliter le travail, renforcer la qualité de la filière locale et valoriser la pêche comme activité essentielle de notre commune.

Pour le cadre de vie et l’image du port – Un traitement paysager du périmètre portuaire terrestre, des espaces plus lisibles, plus agréables et mieux intégrés au site.

4. Une méthode : sérieux, transparence et concertation.

Parce que nous sommes dans un site naturel sensible, ce projet nécessite un portage solide et des études préalables pour obtenir les autorisations nécessaires. Notre engagement : avancer de façon progressive, transparente et concertée, en recherchant la solution la plus sûre pour le port et la plus respectueuse pour l’environnement.